Chroniques de garde : the last one
Hier… 18:01
Je récupère les clés de « l'antre pharmaceutique », acquiesce distraitement aux "petites commissions" de l'interne survoltée et piaffante « j’espère que tu vas être tranquille parce que c’t après-midi ch’sais pas c’qu’ils avaient mais on a pas arrêté » et d'un coup prends conscience (petit moment de solennité !) d'entamer ma dernière garde à P. !
19:59
J’ai lu mes mails, savouré les derniers textes blogostylistiques de l’homme du moment, fait un tour sur le forum anepf, découvert une nouvelle publi de johanne collin, pesté contre la batterie moribonde de mon portable, feuilleté le vieux gala nonchalamment abandonné dans la salle de repos des préparateurs…le bip semble s’être tu pour la soirée et me laisse seule à mon morne ennui.
22:59
Affalée devant le petit écran, télécommande à la main, j’engouffre des sprits, zappant alternativement entre vol de nuit de ppda et un obscur téléfilm au doublage catastrophique sur M6. Aucun appel à signaler.
00:19
La familière sonnerie du bip m'extrait de mes léthargiques méditations. Fervente épicière 24/24, j’arpente une dernière fois les rayonnages à la recherche d’un carton d’hypnovel® pour une infirmière de réa à la voix rauque "on a pas reçu la commande de c't après-midi du coup j'en manque pour la seringue de 4h".
00:40
Retour dans la chambre de garde. J’éteins le vaillant poste télé qui crachote une rediffusion de la Star academy et pelotonnée dans les draps du CHU m’endors au son du ronron ininterrompu des chambres froides.
Je récupère les clés de « l'antre pharmaceutique », acquiesce distraitement aux "petites commissions" de l'interne survoltée et piaffante « j’espère que tu vas être tranquille parce que c’t après-midi ch’sais pas c’qu’ils avaient mais on a pas arrêté » et d'un coup prends conscience (petit moment de solennité !) d'entamer ma dernière garde à P. !
19:59
J’ai lu mes mails, savouré les derniers textes blogostylistiques de l’homme du moment, fait un tour sur le forum anepf, découvert une nouvelle publi de johanne collin, pesté contre la batterie moribonde de mon portable, feuilleté le vieux gala nonchalamment abandonné dans la salle de repos des préparateurs…le bip semble s’être tu pour la soirée et me laisse seule à mon morne ennui.
22:59
Affalée devant le petit écran, télécommande à la main, j’engouffre des sprits, zappant alternativement entre vol de nuit de ppda et un obscur téléfilm au doublage catastrophique sur M6. Aucun appel à signaler.
00:19
La familière sonnerie du bip m'extrait de mes léthargiques méditations. Fervente épicière 24/24, j’arpente une dernière fois les rayonnages à la recherche d’un carton d’hypnovel® pour une infirmière de réa à la voix rauque "on a pas reçu la commande de c't après-midi du coup j'en manque pour la seringue de 4h".
00:40
Retour dans la chambre de garde. J’éteins le vaillant poste télé qui crachote une rediffusion de la Star academy et pelotonnée dans les draps du CHU m’endors au son du ronron ininterrompu des chambres froides.
(Le bip est resté silencieux jusqu'à la relève du lendemain)
